La "langue internationale" :

L’Espéranto !

, par Cracleur

L’espéranto est une langue connue de tout le monde (du moins je crois) et prévu pour être la langue internationale, mais... qu’est-elle vraiment ?

Introduction :

L’espéranto, qui a été créé en 1887 par Ludwik Lejzer Zamenhof, un médecin ophtalmologiste polonais, est une langue internationale qui est parlée dans 120 pays à travers le monde ; 129 seulement ans après sa création ! En comparaison aux autres langue, c’est un record ! Nécessitant un court apprentissage pour être utilisable, l’espéranto est sensé être une solution efficace et économiquement équitable au problème de communication entre personnes de langues maternelles différentes mais ce n’est pas effectif car il y a trop peu de personnes qui le parlent... Il permet de plus d’apprendre plus facilement les autres langues comme l’a prouvé une étude de l’Institut de pédagogie cybernétique de Paderborn.
N’étant la langue officielle d’aucun État, l’espéranto permet de communiquer et commercer entre personnes de partout dans le monde sans valoriser la langue d’un pays en particulier et lui permettre une certaine suprématie (comme par exemple l’anglais qui favorise les Etats Unis et l’Angleterre...). Certaines personnes appellent « Espérantie » la zone de pays où l’on trouve beaucoup de locuteurs de cette langue.

Sa création :

L’espéranto a été créé en 1887 par Ludwik Lejzer Zamenhof (francisé en Louis Lazare Zamenhof), il n’a que 19 ans lorsqu’il présente un projet baptisé « Lingwe Uniwersala » à ses camarades de lycée. Il se retrouve vite seul dans le projet, et les circonstances vont quelque peu perturber ses projets. Son père l’envoie étudier la médecine à l’université de Moscou car il trouve que le projet de son fils est beaucoup trop ambitieux pour être mis en oeuvre et garde toutes ses notes et son travail.
Après deux ans d’études, Ludwik décide de se remettre à travailler sur son projet. Découvrant que son père a détruit toutes ses notes, il utilise sa mémoire qui lui permet de reconstituer l’essentiel de sa langue. Il lui apporte des modifications et des améliorations.
Le 26 juillet 1887, après avoir subi bien des difficultés dont la censure et les obstacles financiers, Louis Lazare parvient à publier un premier manuel en russe sous le titre Langue Internationale. Il adopte alors le pseudonyme éponyme de la langue « Doktoro Esperanto ». C’est effectivement ce pseudonyme qui donne le nom sous lequel la Langue Internationale se fera connaître du grand public.
Il travaille toujours d’arrache pied et écrit en prose,en vers, sous toutes les formes pour valoriser sa langue et réalise de nombreuses traductions de textes connus, afin que la Langue Internationale soit éprouvée, rodée, qu’elle n’ait rien à envier aux autres sur les plans de l’expression, de la précision, de l’esthétique. Des avis favorables se manifestent peu à peu : American Philosophical Society en 1889, Max Müller, l’un des plus éminents linguistes de l’époque, et Léon Tolstoï en 1894.
En 1895, la censure du régime tsariste n’arrive pas à empêcher la langue de se développer, elle a déjà franchi les frontières de l’Empire russe et qui gagnera les autres continents au début des années 1900. Des sociétés d’espéranto se fondent se fondent même...
Du 5 au 12 août 1905, Boulogne-sur-Mer accueille le premier congrès mondial d’espéranto avec 688 participants de 20 pays. Preuve est faite que l’espéranto utilisé jusqu’alors essentiellement par écrit, fonctionne parfaitement. Pendant ce congrès, Zamenhof fonde une instance linguistique, le Lingva Komitato (comité linguistique), qui deviendra l’Akademio de Espéranto. Le Fundamento, qui fixe les 16 règles fondamentales de la langue, est adopté lors du congrès mondial de Boulogne.
Les congrès se suivront ensuite chaque année : 1906 à Genève, ville dans laquelle Zamenhof séjourna dès 1905, puis Cambridge, Dresde, Barcelone, Washington, Anvers, Cracovie (l’un des plus importants), Berne.
Le 2 août 1914, tout est prêt pour accueillir à Paris 3 739 congressistes originaires de 50 pays. Ce congrès n’aura malheureusement pas lieu ; la Première Guerre mondiale vient d’éclater, et Zamenhof n’en verra pas la fin.

Qu’est-elle aujourd’hui ?

L’espéranto est actuellement parlé par beaucoup de personne à travers le monde par rapport à son jeune âge :
- 1 000 personnes ont l’espéranto comme langue maternelle (en ayant des parents qui parlent espéranto entre eux car c’est la seule langue qu’ils ont en commun, par exemple)
- 10 000 personnes parlent l’espéranto avec un niveau proche d’une langue maternelle
- 100 000 personnes parlent couramment l’espéranto
- 1 000 000 de personnes comprennent l’espéranto et le parlent de façon occasionnelle
- 10 000 000 de personnes ont étudié l’espéranto de façon plus ou moins approfondie à un moment donné.
L’espéranto n’est la langue officielle d’aucun pays (car il a pour projet d’être international), mais il est la langue de travail de plusieurs associations, principalement des associations d’espéranto (ce qui parait logique...). La plus grande organisation d’espéranto est l’association mondiale d’espéranto, qui est en relation officielle avec les Nations unies et l’UNESCO dans un rôle consultatif. Cette dernière a notamment adopté plusieurs recommandations en faveur de l’espéranto. C’est aussi l’une des langues officielles de l’Académie internationale des sciences de Saint-Marin (AIS) dont le but principal est de favoriser l’utilisation de l’espéranto dans toutes les sciences.
De même que les autres langues, l’espéranto dispose de diplômes validant les connaissances acquises, mais seul l’institut des langues étrangères de l’université Loránd Eötvös délivre des diplômes d’État sur la base du cadre européen commun de référence pour les langues : les niveaux A1, A2, B1, B2, C1 et C2 de la même manière qu’en anglais, en finlandais ou en français (si vous êtes étranger) par exemple... On remarque que parmi les trente langues proposées par l’ITK, l’espéranto se classe en 3e position, après l’anglais et l’allemand, c’est quand même pas rien ! La Ligue internationale des enseignants d’espéranto agit elle pour valoriser l’apprentissage et proposer des ressources pédagogiques aux enseignants d’espéranto.
En 2016 Espéranto-France a lancé une préparation à une future épreuve écrite d’espéranto comme langue facultative au baccalauréat et propose aux lycéens intéressés de passer un bac blanc d’espéranto. Cependant la date d’introduction de l’espéranto dans la liste des langues facultatives au baccalauréat dépend d’une décision du ministère de l’Éducation nationale.

Mais d’où vient-t-il ?

Comme le français, il tire ses racines en partie du latin et du grec et il emprunte à l’anglais ou à d’autres langues principalement européennes, l’espéranto est une langue construite a posteriori : elle tire ses bases lexicales de langues existantes. Les principales sources sont de la plus importante à la moins importante :
- le latin et les langues romanes, principalement le français et l’italien ;
- les langues germaniques, essentiellement l’allemand, le néerlandais et l’anglais ;
- le grec ancien, surtout pour la terminologie scientifique ;
- les langues slaves, essentiellement le russe et le polonais.
Les mots associés à une culture bien spécifique sont directement pris de celle-ci, par exemple « haŝioj » désignant les baguettes japonaises provient du japonais ! (par contre je ne crois pas que nos chers baguettes ont donné un dérivé en espéranto :’-( )

Comment cela se parle-t-il ?

Comme je suis loin de savoir faire un seule phrase d’espéranto (même si j’aimerai bien), ceci est un quasi copié-collé mais condensé de la page Wikipédia de l’Espéranto. (et il n’y a à mon avis pas de honte à cela, sachant que Wikipédia est lui même constitué de sources de diverses sites...). Si vous souhaitez plus d’information (ou que vous souhaitez avoir quelque chose d’intelligible... :-)) ), cherchez sur des sites spécialisés ! ;)
L’espéranto possède vingt-huit phonème : cinq voyelles et vingt-trois consonnes. Ils sont transcrits au moyen d’un alphabet de vingt-huit lettres : vingt-deux lettres de l’alphabet latin (q, w, x et y ne sont pas utilisés, sauf dans les expressions mathématiques) et six lettres utilisant deux diacritiques (accent circonflexe et brève (sorte d’accent circonflexe inversé)), elles propres à l’espéranto : ĉ, ĝ, ĥ, ĵ, ŝ, ŭ. L’orthographe est parfaitement phonologique : chaque lettre représente invariablement un seul phonème.
La grammaire de l’espéranto se fonde sur seize principes énoncés dans le Fundamento de Esperanto, adopté comme référence intangible au premier Congrès Universel d’Espéranto de Boulogne-sur-Mer en 1905. Ils ne constituent cependant qu’un cadre dans lequel ont été progressivement dégagées des règles plus détaillées. Chaque radical peut recevoir des morphèmes invariables signalant chacun un trait grammatical précis :
- o pour les substantifs
- a pour les adjectifs
- e pour les adverbes dérivés
- j pour le pluriel
- n pour le cas accusatif.
Les verbes se caractérisent par une série de marques qui forment une conjugaison mêlant des valeurs temporelles et modales :
- i pour l’infinitif,
- is pour le passé
- as pour le présent
- os? pour le futur
- us pour le conditionnel
- u pour le volitif
L’ordre des mots est relativement libre en espéranto : grâce à la marque -n du complément d’objet (accusatif), toutes les constructions (SOV, VSO, OSV, etc.) sont acceptées ; l’ordre le plus fréquent est toutefois sujet-verbe-objet suivi du complément circonstanciel. L’usage d’autres dispositions est courant notamment en cas de mise en relief afin de placer l’élément le plus important en début de phrase. Il existe cependant certaines règles et tendances bien établies :
- l’article défini se place au début du groupe nominal
- l’adjectif précède généralement le substantif
- les prépositions se placent au début du groupe prépositionnel
- les adverbes précèdent généralement l’expression qu’ils modifient
- les conjonctions précèdent la proposition qu’elles introduisent.

Voici des exemples de phrases :
Je suis débutant en espéranto. = Mi estas komencanto de Esperanto.
Parlez-vous espéranto ? = Ĉu vi parolas Esperante ?
Je ne vous comprends pas. = Mi ne komprenas vin.

Et voilà ! C’est tout ce que j’ai à vous apprendre sur cette langue vraiment intéressante qu’est l’Espéranto ! Au plaisir de se retrouver dans un autre article, ciao ! ;-)